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En novembre 1659, Molière présente Les Précieuses ridicules, alliance de comédie-miroir et de farce traditionnelle. Six mois après, il donne, en mai 1660, une solide farce en un acte et en vers, Sganarelle ou le Cocu imaginaire.
L’Ecole des maris est représentée au Palais Royal le 24 juin 1661. Dans ces trois pièces, tout est rythmes et rebonds incessants, ce qui n’empêche pas Molière d’aborder le thème du mariage forcé, de la pédanterie, des aspirations légitimes des femmes.
Avec ces trois comédies moliéresques, jouées en alternance, Christian Schiaretti a choisi de mettre en scène un théâtre encore teinté de la jubilation du théâtre de foire et de tréteau. A ses jeunes acteurs il donne l’occasion de s’affronter aux exigences du code farcesque : sauts, bastonnades, mimiques, masques, vidages fardés, variations des voix, déformation des corps, brouillage des identités. Il donne aussi aux spectateurs le plaisir de renouer avec un genre théâtral qui, d’Aristophane à Plante, a traversé le Moyen Âge et la Renaissance et dont on trouve la trace édulcorée dans bien des prime-time télévisuels.
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